Ce matin (14 août 2016), nous sommes partis pour l’île d’Anticosti à 40 kilomètres de Rivière au Tonnerre. Sur le trajet aller, nous avons fait des haltes, des pauses ; nous avions rendez-vous avec des baleines à bosses : une mère et son baleineau, plus d’autres baleines. Elles étaient à 3 mètres du bateau… Fa-bu-leux ! fan-tas-tique ! im-pres-sion-nant ! ces dos noirs tellement souples, ces queues gigantesques et ces souffles puissants, qui s’entendent de très loin !
Elles nous ont envoyé, en plus des souffles d’amour, tout un tas de codes d’activation. C’est une fois qu’elles sont en plongée, c’est-à-dire après que l’on ait vu la queue sortir de l’eau que les vibrations sont les plus intenses. Je ne vous dis pas dans quel état j’étais… être une hyper-sensible, c’est souvent la cata et difficile à gérer ! ^^ Vous pouvez, vous aussi, ressentir ces merveilleuses vibrations, sur les vidéos de Jésabelle.
Nous avons finalement accosté sur l’île d’Anticosti, comme les contrebandiers autrefois, par un coin sauvage de l’île, sur un petit bateau à rames (c’est le capitaine Renaud qui ramait, pas nous heureusement !). En ce qui me concerne, toujours ni vraiment à l’aise, ni vraiment gracieuse, pour monter et descendre de ces bateaux, j’ai même réussi à mettre un pied dans l’eau en loupant une pierre ! ^^ Heureusement que j’avais bien imperméabilisé mes chaussures avant de partir.
Sur l’île d’Anticosti, nous avons eu droit à de nouvelles initiations pour les chamanes, et une initiation particulière pour deux p
ersonnes qui avaient besoin réveiller des mémoires Atlantes nécessaires pour activer certains cristaux. Nous avons pris notre repas sur cette côte et nous avions oublié les couverts ce sont donc les céleris, les concombres et les carottes qui ont servi de… voyons… de pelle ! ^^ Après une canalisation personnelle pour chaque participant et la joie d’apercevoir un cerf à l’orée de la forêt, nous avons repris la mer.
Et là, nouveau cadeau, nouveau rendez-vous exceptionnel, avec quatre baleines noires (rares et en voie de disparition) à 2 mètres du bateau ! Waoow, c’est… indescriptible, fabuleux, fantastique, inoubliable !
Après quoi, très en retard, nous sommes rentrés pour le diner.
Jésabelle nous a clairement dit que nous mettrions des mois, des années, voire toute le reste de la vie pour assimiler tous les cadeaux vibratoires qui nous ont été offerts !
Demain nous devons aller travailler chez les innus, une des communautés autochtones du Québec.
Mais en attendant, je vais dormir car je suis complètement fracassée !
Bon d’accord, vous souhaiter un bon 15 août est un peu dépassé.
Alors à demain…
Les bibittes auxquelles nous avons été confrontés sont des sortes de petites mouches noires qui ne piquent pas nooooon ! Elles vous arrachent le morceau de peau ! Non je ne plaisante pas… Elles sont en nuage dense et dansent autour de nous en nous arrachant la peau. En deux temps, trois mouvements nous nous retrouvons avec la figure, le cou, (enfin tout ce qui est à leur portée) en sang, oui du sang qui coule ! Parfois on arrive à sentir la morsure mais la plupart du temps on ne sent rien.
Alors le soir à la douche… c’est la cata, car une fois les traces de sang nettoyées, ces grosses traces rouges font mal, grattent, enflent douloureusement et le tout pour… à ce jour (après 16 jours) elles sont toujours là ! Allez je vous montre mon cou après quelques jours… Nous capitulons donc et achetons pour les jours à venir un répulsif genre répulsif tropical, tout ce qu’il y a de plus chimique et toxique… La fin justifie les moyens : à mort ces biiip de biiip de biiip de bibittes ! ^^
Notre périple québécois a commencé à l’aéroport de Sept-Îles, où Jésabelle est venue nous attendre.
Une heure ½ de route (120 km), nous a permis de longer une partie des 1 300 km de côtes et de voir des paysages à couper le souffle : la forêt Boréale d’épinettes noires, des cours d’eau puissants et de très grosses centrales hydro-électriques, de charmants petits
villages, le Saint-Laurent…
occuper le territoire et dont les traces les plus anciennes remontent à près de 9 000 ans. C’est la première région du Québec décrite par le célèbre découvreur Jacques Cartier !
Notre séjour, notre point d’ancrage, s’est effectué au motel, l’Escale à Lam-Air (un superbe lieu de ressourcement) à Rivière-au-Tonnerre (300 habitants). Considéré comme l’un des plus beaux villages de la Côte-Nord, il doit son nom aux grondements de sa rivière, longtemps appelée « Thunder River ».
C’est à partir de là, que nous avons rayonné en Minganie (vous pouvez en écouter la description dans les chansons du poète Gilles Vigneault originaire de Natashquan !). Cette région étire ses anses et ses villages comme autant de bijoux au cou de dame Nature… C’est absolument divin !
Mingan est une réserve de Parc National Canada, il est formé de plus de mille îles et îlots et l’on y trouve la plus grande concentration de monolithes d’érosion du Canada (nous irons deux fois nous connecter à ces monolithes), une flore et une faune ailée abondante.
Nous avons embarqué, pour chacune des 6 sorties en mer, sur le zodiac du Capitaine Renaud amarré à Rivière-Saint-Jean, autre petit village de 240 âmes ! Le capitaine et son bateau (la Macreuse) étaient tous deux juste formidables !
Enfin le joyau du Saint-Laurent : l’Île d’Anticosti… L’île d’Anticosti est la plus grande île du Québec. On peut s’y rendre en bateau ou en avion. Elle étire ses 222 km (7 900 km²) dans le Golfe du Saint-Laurent. Elle a été acquise et développée de 1895 à 1926 par le chocolatier et industriel français Henri Menier.
Seul le village de Port-Menier fondé en 1899, subsiste aujourd’hui. L’île abrite plus de 160 000 cerfs de Virginie (appelés chevreuils) 160 espèces d’oiseaux ainsi que des plantes rares et parfois uniques.
Les oiseaux : nous avons pu observer des sternes arctiques, des macareux moines, des petits pingouins qui volent, des mouettes Bonaparte, des eiders à duvet…
Ooups, j’allais oublier les délicieuses chicoutais (plaquebière ou ronce des tourbières), les bleuets
(myrtilles), les framboises et enfin celles qu’on ne présente plus : les canneberges ! 


Debout 6 heures, petit déjeuner et direction aéroport Trudeau vols domestiques. Enregistrement des bagages et direction la salle d’embarquement où nous essayons de pister les membres de l’expédition : nous nous
retrouvons déjà 7. Un petit passage par le tarmac et nous nous dirigeons vers notre avions d’Air Canada : un bombardier !^^
Deux heures de voyage avec Maria, un temps superbe et nous voilà sur le tarmac de Sept-Îles, là, nous rencontrons Jésabelle (enfin de visu !) et les 3 autres personnes.
J’espère qu’à l’arrivée nous aurons une connexion internet, sinon… Il vous faudra attendre mon retour. ^^
Quoi qu’il en soit, je penserai très fort à vous tous.