feu-de-cheminee« Un whisky pur malt ; un cigare ; le chat qui ronronne ; un bon livre.
Un disque de jazz aux cuivres bien moelleux.
Un vieux fauteuil, fatigué, mais juste ce qu’il faut.
Et le feu qui crépite dans la cheminée ».

C’est une certaine idée du bonheur, non ?

 Oui, mais aujourd’hui ce sera intériorité, petite flambée, café et repose pied pour ma cheville toujours enflée. Contrairement aux feuilles qui tombent en automne pour fertiliser le sol, lorsque je tombe dans l’escalier, je ne fais que me disloquer !

Intériorité, car demain nous allons accompagner notre ami Claude, pour son dernier voyage terrestre. Tellement de souvenirs, nous avons tellement œuvré et ri ensemble, que j’ai envie de crier :

Bien sûr, tu as quitté ton corps terrestre, mais jamais tu ne mourras, car les actes ne meurent pas et les résonances sont infinies.

Bien sûr, tes pas se sont arrêtés, mais ils ont laissé des traces éternelles sur nos routes et je veux croire que tu es parti pour un nouveau voyage, une nouvelle aventure, une nouvelle expérience.

Bien sûr, ton départ est comme une porte qui se ferme et nous claque brusquement au nez, mais j’aime à penser que c’est ton passage vers d’autres paysages, d’autres destinées.

Bien sûr, ton départ laisse un silence que l’on entend hurler aux vivants : “écoutez combien est précieuse et fragile, la note de la vie !”

Nous avons tant d’obstacles à franchir pour atteindre le bonheur.

Puis nous devons tout quitter et tout laisser : nos bonheurs, nos douleurs et même nos rancœurs.

Seul alors reste le cœur, pour nous guider.

Puissent tous nos cœurs t’accompagner vers cet ailleurs…