
1) Prendre la décision d’aller bien
Lapalissade ? Pas si évident. Le philosophe Alain avait coutume de dire : « Il faut vouloir être heureux et y mettre du sien. Si l’on reste dans la position du spectateur impartial, laissant seulement entrée au bonheur et portes ouvertes, c’est la tristesse qui
entrera. » Il est toujours plus facile, moins coûteux en énergie psychologique, de se laisser aller au malheur. A l’inverse, faire durer le bien-être nécessite des efforts.
Pour expliquer cela, il y a d’abord des raisons personnelles : il existe des différences nettes entre les individus quant à leurs capacités à se sentir bien. Et des facteurs propres au genre humain : l’évolution semble avoir favorisé chez nous l’existence d’émotions négatives, dont la fonction est d’augmenter les chances de survie de l’espèce. La peur favorise la fuite ou le combat, la colère intimide les adversaires ou les rivaux, la tristesse attire la compassion, etc. Mais la nature, si elle a eu le souci de notre survie, n’a guère eu celui de notre qualité de vie. Le spectre des émotions et humeurs positives est beaucoup plus restreint, plus labile, et d’accès plus coûteux en termes d’énergie psychologique.
2) Ne pas laisser trop d’espace au sentiment de malheur
Si les émotions négatives sont occasionnelles, peu durables et perturbent moyennement notre quotidien, on peut attendre qu’elles disparaissent d’elles-mêmes. Mais flirter avec le malheur, valorisé notamment par le romantisme au XIXe siècle, comporte certains dangers que la psychologie commence à mieux étudier. Laisser libre cours à une émotion négative risque d’en prolonger la durée. On croyait auparavant à un certain effet cathartique : se plaindre permettait d’alléger sa souffrance, par exemple. Il semble que cela soit souvent l’inverse : la plainte répétée et sans réponse peut transformer en victime de la vie. Et le malheur se nourrit de lui-même : plus on s’y laisse aller, plus on en prolonge la durée. De plus, s’abandonner au sentiment de malheur va faire passer peu à peu d’une émotion négative ponctuelle – on se sent malheureux – à une vision négative durable – on a une vie malheureuse. Enfin, cela prépare le retour des émotions négatives ultérieures : le phénomène est bien connu dans la dépression, qui a une très forte tendance à la récidive, et il a été démontré en ce qui concerne l’humeur triste quotidienne.
3) Prendre soin de soi, surtout quand on ne va pas bien
Encore une évidence ? Oui, mais mille fois contredite par l’observation. La plupart des anxieux et des déprimés font exactement l’inverse. Plus ils vont mal, plus ils se maltraitent (en ne voyant plus leurs amis, en ne pratiquant plus leurs loisirs préférés…) et plus ils se maltraitent, plus ils vont mal.
Le cercle vicieux est alors enclenché. Faire des choses agréables lorsqu’on ne va pas bien ne relève pas de l’évidence, car on n’en a pas envie. Or, tous les travaux disponibles montrent qu’il faut réamorcer cette envie par des efforts initiaux (telle la remise en marche d’un moteur qui a calé). Et qu’il ne faut pas se tromper d’objectif : lorsque l’on va mal, le but des activités agréables n’est pas de nous rendre heureux, mais d’empêcher le mal-être de s’aggraver ou de s’installer.
4) Pas de perfectionnisme ni d’obsession du bien-être
Flaubert, en parlant du bonheur, écrivait : « As-tu réfléchi combien cet horrible mot a fait couler de larmes ? Sans ce mot-là, on dormirait plus tranquille et on vivrait à l’aise. » (in “Dictionnaire des idées reçues”, Maxi-Livres, 2001) Inutile de prendre le cher Gustave à la lettre, mais tout de même… La recherche du bien-être ne doit pas virer à l’obsession, et le droit au bonheur – inscrit par exemple dans la constitution américaine – ne doit pas se transformer en « devoir de bonheur », selon l’expression de l’écrivain Pascal Bruckner.
D’autant que le sentiment de malheur, qui fait partie de l’existence, peut parfois être utile, en nous faisant réfléchir ; ou nécessaire, en nous faisant ouvrir les yeux sur des réalités désagréables. Nous ne pouvons pas éviter sa rencontre, mais il est à notre portée d’en faire un bon usage.
5) Face aux soucis quotidiens, réfléchir, ne pas ruminer
L’étude du psychisme des anxieux montre qu’ils ont toujours des tracas en tête, mais que, paradoxalement, jamais ils ne les abordent efficacement : leurs ruminations ne leur apportent pas de solutions. C’est que la vocation du souci est d’être un signal d’alarme (attirer notre attention sur un problème) et non une façon de voir le monde ou de faire face à ses problèmes. Voilà pourquoi l’un des objectifs prioritaires des psychothérapies, notamment cognitives, est d’amener les personnes à considérer leurs malheurs comme des problèmes à résoudre et non comme des malédictions.
On utilise alors une démarche dite « socratique », qui consiste en un questionnement serré sur ces inquiétudes : qu’est-ce qui relève des faits et qu’est-ce qui relève de l’interprétation ou de l’anticipation ? Est-ce que continuer à me faire du souci m’apporte quelque chose ? Quel est mon scénario catastrophe ? Quelles sont les chances qu’il survienne dans ma vie ? Etc. Rude, mais instructif.
6) Ne pas nourrir d’émotions hostiles
Une grande part de notre malheur vient de la place exagérée que nous faisons aux émotions « hostiles ». Elles sont parfois intenses et tournées contre des personnes précises (rancœur, ressentiment, jalousie, etc.). Le plus souvent, elles prospèrent parce que nous privilégions notre besoin d’avoir raison (« Ils ont tort, ils doivent être punis ») à notre désir de nous sentir bien (« J’en suis la première victime, autant réfléchir à ce que je peux faire d’utile et passer à autre chose. »).
Dans d’autres cas, ces émotions négatives relèvent de l’irritabilité envers les défauts du genre humain, et font poser un regard critique ou cynique sur le monde et ses habitants : « Celle-là, si elle se croit belle… » Le manque de bienveillance est souvent preuve de mal-être, et toujours source de malheur. Philippe Delerm, l’écrivain des « plaisirs minuscules » (“La Première Gorgée de bière et autres plaisirs minuscules”, Gallimard, 2002), disait pour sa part avoir « choisi de vivre en amitié avec les choses de la terre ».
7) Savourer les moments de bien-être
La meilleure des armes contre le malheur, et la plus agréable à utiliser, c’est sans doute de profiter encore mieux des bons moments que nous offre l’existence. Savourer le bien-être lorsqu’il est là, l’intensifier, le densifier représente un très bon vaccin contre le sentiment de malheur. Vous n’éviterez peut-être pas la maladie, mais ce sera sous une forme atténuée ! Comme toujours, ce n’est pas si facile que cela en a l’air.
Le philosophe André Comte-Sponville parle très justement de toute la difficulté qu’il y a d’être « heureux quand tout va bien ». N’attendons pas l’adversité pour nous rappeler que la vie peut être belle et pour regretter de ne pas en avoir mieux profité… Nous voici revenus au plus ancien et vénérable des conseils de la philosophie, le bon vieux « carpe diem » (« Mets à profit le jour présent »).
Source: https://www.psychologies.com/


Pendant le déjeuner nous mettons au point « avec passion » le programme de l’après-midi. ^^ Et après les au revoir et hugs de rigueur, Karen emmène Jésabelle et notre amie qui restera une semaine de plus à Hawaï, chez le loueur de voitures pour deux voitures (nous n’avons plus de van). Dès leur retour, transbordements vers Starbuck, pour le wifi gratuit et ensuite aéroport. Des petits couacs, des petits retards (j’ai bien cru que j’allais devoir prendre un taxi…) mais à l’heure d’embarquer, in extremis, tout le monde est là, c’est l’essentiel !

Le TGV arrive. Pour l’instant il n’est pas encore bondé. Je repère ma place, essaye tant bien que mal, de trouver où mettre ma valise. Au vu de la grande « soupleté » de mes chevilles, c’est une charmante jeune femme : une Nîmoise qui m’aide à la glisser sous le porte-bagages et enfin je me laisse tomber dans le siège. Je commence à être très fatiguée et à ressentir une sorte de nausée de devoir passer encore 3 h 30 dans le train. Nous sortons de Paris, horreur, c’est tout blanc : il y a de la neige et ce, jusqu’à Valence !
Petit déjeuner comme d’habitude vers 7 h, ensuite séance de chi quong avec son Altesse, pendant que les autres font de la marche afghane et à 10 h tout le monde est présent pour une connexion vibratoire avec « The Tree » qui dégage une puissance impressionnante suivie d’une séquence de guérison et de montée en vibrations avec les eucalyptus du bord du chemin. La fin de matinée nous sert à intégrer toute cette énergie. À 12 heures déjeuner et à 13 h 30 départ pour Punalu’u Black Sand Beach toujours avec Rayleen au volant.



Nous opérons un repli stratégique sur une surface herbeuse, près de la cabane du lifeguard. Un petit air d’alerte à Malibu, de Surfer’s Paradise, oui oui, je le confirme, c’était un beau gosse ! Là nous sommes pile en face du Japon (en face du Japon… c’est un peu dur à imaginer !) et nous faisons un travail d’illumination sur l’égrégore de la chasse à la baleine.


us profitons de la compagnie des dauphins, toujours aussi nombreux, toujours aussi joyeux et joueurs. Le capitaine longe parfois la côte pour nous faire admirer des petites baies où l’eau est turquoise et transparente et où les vagues se fracassent sur la côte escarpée et noire ; de vrais petits bijoux ! Enfin nous arrivons à Kealakekua Bay. Cette région est une zone de conservation de la vie marine, interdisant la pêche et donc un lieu privilégié pour la plongée.
Là, plus d’échappatoire, c’est le moment de poser les lunettes pour mettre le masque et le tuba (les palmes je ne peux pas avec mes pieds enflés !) et la frite : on n’exagère pas tout de même, sauter du bateau (chose que je n’avais jamais faite de ma vie !) sans frite : pure hérésie ! ^^ 1, 2, 3 et hop me voilà dans l’eau…
Eh bien, c’est comme si nous avions plongé dans un aquarium tropical… des coraux, des minuscules méduses ? et plein de poissons de toutes les couleurs, une vraie merveille.
Et, pour nos sirènes, pour celles qui se sont bien plus éloignées du bateau que moi, le privilège de nager avec les dauphins de la baie, un grand moment pour chacune.
Pour notre dernière sortie, le capitaine nous offre de nous rendre dans une baie spéciale pour faire la photo de groupe. Vraiment, je vous garantis que c’est un as du pilotage et de la manœuvre, car la baie est petite et l’océan se brise fort contre les rochers ! Et surprise, c’est une baie dans laquelle nous découvrons une porte. Cadeaux, cadeaux et encore cadeaux ! Puis nous revenons au port où nous prenons le temps remercier et de dire au revoir au capitaine et à son équipage. Toujours émouvants les au revoir !



Tout doucement nous revenons au van et nous partons pour le bord de mer en passant devant des hectares de terre recouvert de lave ; paysages étranges !



Un grand dauphin est même venu à
l’avant, dans l’axe du bateau, nous a regardé de son bel œil et s’est tourné pour nager sur le dos et nous envoyer ses puissantes fréquences. Séquence émotions !
Sur le chemin, nous avons ressenti les fréquences des baleines, que nous avons vues ou non et chose extraordinaire, à un moment donné, un baleineau est resté immobile sous le bateau arrêté ! Waoow… Des cadeaux, des cadeaux, toujours plus de cadeaux, nous sommes vraiment gâtées ! C’est toutes abasourdies par ce que nous venions de vivre, que nous avons repris le chemin du port.
Vous voulez nager avec les dauphins demande le capitaine en arrêtant le bateau ? Aussitôt le groupe se déplace à l’arrière du bateau, pour mettre masques, tubas et plonger, comme une joyeuse colonie de vacances ! Aujourd’hui encore je reste à l’avant ! Avec beaucoup de plaisir je vais filmer les nageuses, le magnifique cercle de lumière qu’elles forment au milieu de cette foule de dauphins joyeux et joueurs. Un moment de communion absolument magnifique, un de ces moments qui restent dans le cœur et la mémoire !
De retour au centre et après le repas, nous nous regroupons dans la salle de méditation afin de travailler sur un double problème de dissonance que nous avons rencontré aujourd’hui. Ces dissonances qui entraînent une baisse du niveau vibratoire, non seulement pour soi, mais aussi pour toutes les personnes autour de soi.
Un repas toujours aussi beau et aussi délicieux ! Alors que nous nous installons après les 30 secondes habituelles de partage avec Karen et son fils, je prends une fleur d’hibiscus et la glisse sur mon oreille en disant à Jésabelle, « ça c’est pour essayer de les amadouer, mes loulous ! ». Elle sourit, moi aussi, mais ma colère était toujours présente, jusqu’à ce que je mange une soupe trop épicée pour moi, qui a mis le feu à mon palais ! Feu contre feu, ma colère a disparue ! ^^

















